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Le burn out: La maladie des bons élèves?

Publie le 12 Juin 2015 14:31

Vous pensez que le burn out frappe les fainéants, ceux qui ne font rien et se noient dans un verre d’eau ? Faux ! Le burn out peut toucher tout le monde mais particulièrement les « bons élèves », les bons éléments d’une entreprise qui se sur-engagent dans leur travail. Petit point sur le profil d’un salarié qui va faire un burn out.

Bon élève et burn out

Il ne compte pas ses heures au bureau

Le salarié qui est au bord de l’épuisement professionnel ne compte pas ses heures de travail. De jour comme de nuit, rien ne l’arrête. Il est prêt à tout pour continuer d’avancer dans son projet. Une affaire récente aux Pays-Bas a amené la condamnation de l’employeur à verser 370 000 euros d’indemnités à un salarié qui travaillait entre 60 et 80 heures par semaine. Bien loin de nos 35 heures légales.

Il ne déconnecte pas

Comme il ne compte pas ses heures, il ne compte pas non plus son temps de connexion. Il ne se contente donc pas de commencer tôt et finir tard, sa vie professionnelle empiète sur sa vie personnelle. Un salarié en état d’épuisement professionnel (lire le dossier sur le burn out) n’hésite pas à sacrifier une soirée, une nuit, un week-end ou des vacances pour son travail en étant joignable à tout moment.

Il a peur d’être incompétent

Lorsqu’un salarié entre dans le processus du burn out, s’il déploie tous les efforts pour faire le maximum de travail c’est qu’il craint d’être incompétent. Or en réalité c’est rare qu’il le soit, il est par contre sur-engagé et se dévalorise. Le manque de reconnaissance professionnelle et parfois du harcèlement peuvent le conduire à établir cette image faussée de lui-même. Il est perfectionniste et a une grande conscience professionnelle.

Il est sur-investi dans son travail

Ce n’est donc pas pour rien que le burn out a été repéré en premier lieu dans les professions qui demandent un grand investissement personnel comme le personnel médico-social ou les enseignants, et aujourd’hui les chefs d’entreprise et agriculteurs. De manière générale ce sont des personnes qui ont de lourdes responsabilités et un goût pour le travail bien fait, ils ont le sentiment que tout dépend de leur investissement professionnel.

Un profil solide

Comme l’investissement est le point important du burn out, ce ne sont pas nécessairement les personnes fragiles qui sont touchées par l’épuisement professionnel. En effet, le burn out n’est pas une dépression, mais une pathologie professionnelle bien spécifique. Ce sont donc des personnes solides, ayant des valeurs de travail fortes qui vont sombrer dans le burn out, cette maladie qui va totalement modifier leur comportement, ce qui est un signal d’alarme.

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