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Définition du burn out

Dans le monde professionnel, le burn out est devenu un fléau qui peine à être reconnu.  L’amendement Hamon de la proposition de loi sur le dialogue social vise à classer le burn out dans les maladies professionnelles ce qui changerait sa prise en charge. Le burn out touche de nombreuses professions et de plus en plus de salariés. Mais quelle est sa définition ?

Définition burn out

 

Etymologie du mot burnout

« To burn out » est un verbe anglais qui signifie se consumer, brûler de l’intérieur. Par extension, cela signifie dépenser son énergie jusqu’à l’épuisement. C’est le psychologue américain Herbert Freudenberger qui utilise le terme de « burn out » comme une métaphore de l’état de ses patients : ils sont tellement épuisés par leur travail qu’ils sont comme brûlés de l’intérieur. Une personne en état d’épuisement professionnel ne dispose plus d’aucune ressource à cause de sa fatigue. Le burn out est donc un état d’épuisement physique, émotionnel et intellectuel, lié au contexte professionnel en raison d’un fort stress au travail.

Les signes avant-coureurs

L’épuisement professionnel est un processus long, les personnes atteintes de burnout vont mettre du temps avant de s’effondrer. Ce sont d’abord des personnes exposées à un fort stress :

  • Lourde charge de travail,
  • Urgence dans le travail,
  • Grosses responsabilités. 

Les premiers signes sont les fatigues perpétuelles que même un week-end ou une semaine de congés ne parviennent pas à résorber. Des insomnies courantes sont également un signe.

Le salarié qui entre dans le burn out commence par allonger ses journées : il part plus tôt, rentre tard, ne se déconnecte plus. Il devient agressif, irritable, ne montre plus d’intérêt pour sa vie familiale, amicale et affective. La fatigue l’expose aux douleurs de dos, à l’abdomen, aux maux de tête, et aux maladies. Il refuse de se faire aider et s’éloigne des autres. Il peut aussi faire partie des professions « à risque » : les agriculteurs exploitants, commerçants et artisans, les enseignants, les cadres dans les nouvelles technologies, les chefs d’entreprise, le personnel médical.

Les symptômes

Les symptômes du burn out sont multiples. On remarque d’abord des troubles du sommeil. Le salarié se dévalorise, a peur de l’échec, n’a plus confiance en lui, a l’impression qu’il n’est pas reconnu dans son travail et redouble d’effort pour compenser ce qu’il pense être une défaillance professionnelle de sa part. Il s’isole, s’éloigne de ses collègues, de sa famille, ses amis, son conjoint, il n’arrive plus à se déconnecter.

La fatigue et la démotivation causent des pertes de mémoire, il est moins concentré et a des difficultés à exercer son jugement, il maitrise mal ses émotions. Quand un salarié est au bord de l’épuisement professionnel, il entre dans une spirale infernale de stress, anxiété, angoisses et devient nerveux et irritable, alors que ce n’était pas forcément son caractère. Il développe des addictions, refuse l’aide qu’on lui propose, il est vulnérable face aux maladies et infections, il a constamment des migraines et des douleurs musculaires.

La prise en charge du burn out

Le salarié qui est en état d’épuisement professionnel ne peut pas s’en sortir seul. Il lui faut beaucoup de repos (une semaine de congés ne suffit pas) et totalement déconnecter avec le travail, il est donc indispensable qu’il aille consulter le médecin afin d’obtenir un arrêt maladie. En fonction de son état, celui-ci peut lui prescrire des médicaments (anxiolytiques, anti-dépresseurs, compléments alimentaires) afin de l’aider en plus d’un accompagnement par un psychothérapeute. En effet, il est important pour le salarié de parler de son état avec un professionnel, avec son responsable pour qu’il puisse partager sa charge de travail. La reconstruction après un burn out est longue, d’autant plus quand l’épuisement professionnel a été pris en charge tardivement. Il faut impérativement repérer le plus tôt possible.

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