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REJOIGNEZ LE COIN DU SALARIE SUR

"J'ai trop chaud ! Je ne vais pas travailler."

Publie le 03 Juillet 2015 18:00

Vous avez trop chaud ? Pouvez-vous arrêter de travailler à cause de la chaleur ? Est-ce que la loi prévoit une protection pour le salarié qui travaille sous forte chaleur ? Avec des températures qui frisent la canicule, vous n’êtes sûrement pas les seuls à vous être posé la question. Alors, quels sont les devoirs de votre employeur ?

Chaleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Code du travail ne prévoit quasiment rien ! Les employeurs ont l’obligation de veiller à la santé de leurs salariés mais à partir de combien peut-on s’arrêter de travailler ? Aucune « température critique » n’est posée par le Code du travail. C’est donc l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) qui propose un seuil critique : 30°C pour une activité sédentaire et 28°C pour une activité physique. A partir de ces températures, le travail peut présenter des risques pour la santé des salariés. Elle fixe un second seuil : 33°C. À partir de cette température le travail présente des dangers importants pour la santéLa Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) évalue le seuil critique à 33-34°C.

Attention ! Ce n’est pas parce que quand vous sortez de chez vous et que vous avez trop chaud que vous devez rentrer directement ! La température critique concerne celle de votre lieu de travail. Si vous travaillez dans des bureaux climatisés, vous n’avez aucune raison de ne pas aller travailler. L’employeur doit en effet aménager le lieu de travail pour qu’il soit vivable. Ainsi, il peut climatiser les bureaux en intérieur, ou prévoir des lieux à bonne température pour le travail en extérieur, aménager le temps de travail, permettre une hydratation régulière …etc.

Les recommandations de l’INRS et de la CNAMTS ne sont pas impératives pour l’employeur. Néanmoins il sera fortement incité à les suivre car le salarié qui considère qu’il ne peut pas travailler dans ces conditions peut exercer son droit de retrait, c’est-à-dire qu’il peut se retirer de la situation qu’il juge dangereuse pour son état de santé.

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