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3 situations qui ne sont pas un abandon de poste

Publie le 10 Mars 2017 17:20

Votre employeur vous accuse d'avoir abandonné votre poste ? Vous allez être licencié pour abandon de poste ?

Voici 3 situations qui ne sont pas un abandon de poste.

Abandon de poste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’abandon de poste est l’absence non justifiée par un motif légitime ou non autorisée par l’employeur du salarié à son poste de travail. Cela peut se traduire par une absence non justifiée du salarié pendant un ou plusieurs jours ou par un départ anticipé et non justifié du salarié pendant le temps de travail. Certains salariés préfèrent opter pour l’abandon de poste plutôt que d’avoir à démissionner, puisqu’en cas de démission, le salarié ne perçoit, en principe, pas d’allocation chômage sauf cas exceptionnels.

 

1. La démission.

La démission est une rupture du contrat de travail à durée indéterminée faite à l'initiative du salarié. Cette rupture doit être claire et non équivoque, et elle rompt le contrat de travail immédiatement après la notification reçue par l'employeur. Il faut savoir que lorsque la démission est proprement remise à l'employeur, même s'il n'existe aucun formalisme requis, elle ne peut être considérée comme un abandon de poste. En effet, l'abandon de poste est le fait d'abandonner littéralement son poste, sans prévenir son employeur et sans volonté apparente de rompre le conrat de travail.

 

2. Une situation d'urgence personnelle.

Il peut arriver qu'un salarié doive faire face à un gros problème et qu'il soit dans l'incapacité de se rendre à son lieu de travail, et plus encore, de prévenir son employeur de cette absence. Il faut savoir que votre employeur ne peut prendre l'initiative de rompre le contrat de travail pour une absence de 48h voire 72h. En effet, en cas de maladie, le salarié dipose de 48h pour envoyer le certificat médical à l'employeur. Il est alors possible que le salarié soit dans l'incapacité de prévenir l'employeur de ces absences, mais le fait de ne pas se rendre à son travail pendant une courte durée, plus ou moins 4 jours, n'est pas un abandon de poste. L'employeur qui prendrait des mesures disciplinaires à l'encontre d'un salarié sans respecter les délais pour relever un abandon de poste risque des sanctions pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

3. Le droit de retrait du salarié.

Tous les salariés disposent d'un droit de retrait. Ce droit leur permet de refuser de se rendre sur le lieu de travail s'ils estiment qu'il y'a un danger. En effet, le Code du Travail énonce que dans toute situation de travail où le salarié a un motif raisonnable de penser que se rendre sur son lieu de travail présente un danger grave et imminent, ou s'il constate une défectuosité dans les systèmes de protection, il a le droit de ne pas se rendre au travail. Il peut alors arriver que le salarié, conscient de ce danger, ne prenne pas les mesures nécessaires pour prévenir son employeur des raisons de son absence. L'employeur devra tout de même respecter les délais avant de considérer ceci comme un abandon de poste, mais il est clair qu'un salarié qui refuse de se rendre sur son lieu de travail car il estime y être en danger n'abandonne pas son poste.

Le Mot de la Fin.

L'abandon de poste est donc soumis à plusieurs critères avant de pouvoir être constaté par l'employeur. Si votre employeur vous a licencié pour abandon de poste alors que vous n'aviez pas abandonné votre poste, les juges du Conseil des Prud'hommes peuvent requalifier ce licenciement en licenciement sans cause réelle et sérieuse. Votre employeur devra alors vous verser des indemnités.

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