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Tour d'Europe des congés paternité

Publie le 02 Juillet 2013 08:43

congé paternité en europe

Le continent européen est favorable au congé paternité. Seules l'Allemagne et l'Italie n'ont pas de congé paternité. Sa durée oscille entre une et deux semaines. Le congé de paternité vient s’ajouter aux 3 jours de congé de naissance déjà accordés pour l’arrivée d’un enfant. Mais qu’en est-il chez nos voisins européens ? Tous ont-ils droit  à un congé paternité ? Quels sont les pays les plus généreux en la matière ? Tour d’Europe des congés de paternité en Europe.
 

Les pays nordiques bien lotis

La Suède a été le premier pays européen à instaurer un congé pour le père à l’occasion de la naissance d’un enfant, par le biais du congé parental. Celui-ci était accordé sous la forme d’un partage du congé entre la mère et le père de l’enfant. Aujourd’hui, le père est toujours bien lotis puisque la durée légale du congé parental est de 16 mois, dont deux mois qui reviennent obligatoirement au papa.

La Norvège est l’un des pays d’Europe les plus généreux en matière de congé paternité : pas moins de 12 semaines de congés payés sont accordées aux pères à l’occasion de la naissance d’un enfant. C'est d'autant plus surprenant que très peu de pays disposent de quotas spéciaux réservés aux pères, et bien souvent ceux-ci sont obligés de poser des congés non rémunérés s’ils souhaitent consacrer du temps à s'occuper de leur enfant lors des premiers jours suivant sa venue au monde. 
 

La France et ses semblables

Depuis le 1er janvier 2002, la France accorde à ses pères  un congé paternité de 11 jours calendaires, qui s’ajoutent aux trois jours de congé de naissance, systématiquement accordés. La politique en matière de congé du père est très similaire en Espagne, Belgique, Slovénie, au Royaume Uni et en Pologne, qui accordent tous entre 10 et 15 jours de congés aux pères.
 

Le congé maternité transférable au père

Plusieurs pays européens proposent à leurs salariés une alternative permettant au père d’allonger son congé au moment de l’arrivée d’un enfant, ou de bénéficier d'un congé à des conditions plus ou moins avantageuses. Il s'agit du transfert d'une partie du congé maternité, ou du congé parental, qui vient en complément d’un congé de paternité parfois inexistant. C’est le cas par exemple de la Bulgarie, où le congé maternité, d’une durée de 54 semaines, peut être transférable en partie au père. Il s’ajoute au congé paternité de deux semaines accordé par ailleurs. En Roumanie, pas de congé de paternité mais les hommes peuvent effectuer 21 semaines de congés parental rémunérés à 85% de leur salaire, à la place de la maman.

L’Allemagne a également opté pour cette solution du congé parental partagé entre les parents. Les pères ont la possibilité de prendre 14 mois de congé parental, tout en bénéficiant d’une rémunération équivalente à 65% de leurs revenus pendant cette période. C’est aussi le cas de l’Italie, qui ne prévoit pas pour ses hommes de congé paternité, mais dont les pères peuvent bénéficier de 4 mois de congé parental partagé. Mais ceux-ci sont peu rémunérés, seulement à hauteur d’un tiers de leur salaire.
 

Les parents pauvres du congé paternité

Les pays d’Europe de l’Est sont les parents pauvres du congé de paternité : en République Tchèque, en Slovaquie comme en Autriche, aucun jour n’est accordé au père de l’enfant. Cette pratique ne fait vraisemblablement pas partie de la culture de ces nations : à titre d’exemple, même si un congé parental accessible aux pères est prévu , il est si peu attractif (notamment en termes de rémunération) que seuls 2% des salariés y ont recours.

En Grèce, seuls trois jours sont accordés aux pères salariés au moment de la naissance de leur enfant.
En Ukraine, Irlande ainsi qu’en Suisse, le calcul se fait rapidement : ces pays n’accordent pour le père de l’enfant ni congé paternité, ni congé parental.


 

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