Les 10 licenciements qui ont défrayé la chronique (partie 2)

Publie le 17 Juin 2014 19:25

 

licenciement célèbre

Voici la deuxième partie de notre dossier sur les licenciements qui sont restés célèbres. Il s'agit de personnalités qui étaient emblématiques, ou le devinrent à la suite de leur licenciement. A chaque fois, les médias se sont emparés de l'affaire et en ont fait les gros titres. Nous dévoilons aujourd'hui des licenciements de salariés issus des milieux économiques, financiers et radiophoniques.
 

6 - Jérôme Kerviel et la Société Générale

Le procès qui oppose depuis 2008 l'ex-salarié de la Société Générale, Jérôme Kerviel, à son ancien employeur est sans doute un des procès les plus spectaculaires de l'Histoire, de par la lourdeur de la peine infligée à Jérôme Kerviel. En effet, la Cour d'Appel de Paris a condamné l'ex-trader à la plus lourde amende jamais imposée à une personne physique : il doit rembourser la Société Générale de la totalité du préjudice qu'elle a subi, soit un peu plus de 4,91 milliards d'euros.

L'affaire débute en janvier 2008, lorsque la direction de la Société Générale, après avoir découvert des pertes exceptionnelles de 4,82 milliards d'euros, licencie pour faute lourde le trader à l'origine des pertes : Jérôme Kerviel. Dans la foulée, elle dépose une plainte contre lui pour "faux, usage de faux, abus de confiance et introduction frauduleuse de données dans un système informatique". Son procès débute en juin 2010.

En octobre 2010, il est condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris à 5 ans d'emprisonnement dont 2 avec sursis, et au versement de 4,91 milliards d'euros de dommages et intérêts à la Société Générale. Ce jugement est confirmé par la Cour d'Appel en octobre 2012.

En juillet 2013, les Prud'hommes rejettent sa demande d'expertise sur les conditions de la perte subie par la Société Générale. Le procès est reporté à mars 2014. Affaire à suivre.
 

7 - Stéphane Guillon et Radio France

L'humoriste bien connu des français apprend son éviction de Radio France en juin 2010. Celui qui animait la matinale à 7h55 sur France Inter n'hésitait pas à se moquer ouvertement de la classe politique française dans ses chroniques sarcastiques. Certaines de ses chroniques à l'encontre de Jean-Luc Hees, le directeur de Radio France, n'ont visiblement pas plu à ce dernier qui a décidé de limoger son salarié.

Non content, Stéphane Guillon porte son cas aux Prud'hommes, et obtient la requalification de son licenciement en licenciement sans cause réelle et sérieuse en janvier 2011. La décision est confirmée par la Cour d'Appel en janvier 2013. Le chroniqueur obtiendra le versement de 212 000 euros d'indemnités de dommages et intérêts.
 

8 - Anne Lauvergeon et Areva

Celle qui avait été à la présidence du groupe nucélaire français, et qu'on avait surnommée "Atomic Anne" apprenait en juin 2011 qu'elle ne serait pas reconduite à la présidence d'Areva, sur décision du président de la République Nicolas Sarkozy. La raison ? Une perte opérationnelle de 423 millions d'euros réalisée par Areva sur l'année 2010.
Après un procès contre son ancien employeur, elle reçoit finalement des indemnités de départ qui s'élèvent à 1,5 millions d'euros, dont 500 000 pour compenser la clause de non concurrence qui s'exerce.

 

9 - Vanessa Hessler et Alice ADSL

Plus connue sous le surnom d'Alice, Vanessa Hessler fut l'égérie du fournisseur d'accès Internet Alice ADSL de 2005 à 2010. Apparaissant dans la majorité des campagnes publicitaires du groupe, Vanessa Hessler avait rapidement fait partie intégrante du capital image de la marque.

Mais lorsqu'elle révèle en octobre 2011 avoir eu une liaison avec Mouatassim Kadhafi, l'un des fils de l'ex-dictateur libyen, elle est immédiatement licencié par son employeur, Telefonica, propriétaire de la marque Alice ADSL. Celui-ci lui reproche ses prises de position en faveur du gouvernement lors du conflit libyen. Par la même occasion, il supprime l'intégralité des images du mannequin présentes sur son site Internet.

L'histoire ne donne pas le détail des indemnités peçues.
 

10 - Steve Jobs et Apple

Sûrement l'un des licenciements les plus célèbres du XXe siècle. En 1985, le fondateur d'Apple est débarqué de sa propre entreprise par son Conseil d'Administration. Ironie du sort, c'est John Sculley, que Jobs avait débauché de Pepsi Cola en 1983 pour en faire le CEO d'Apple, qui demande au Conseil d'Administration le licenciement de Jobs.

La figure emblématique se retrouve donc licenciée de sa propre entreprise du jour au lendemain, par les collaborateurs qu'il avait lui même sélectionné et incité à rejoindre Apple. Le choc est douloureux pour Jobs, mais il saura rebondir. Dans la foulée, il crée l'entreprise d'informatique NeXT et développera ses propres ordinateurs qui viendront concurrencer ceux d'Apple.

En décembre 1996, NeXT est finalement racheté par Apple, qui est alors en grande difficultés, et Jobs reprend le contrôle de son ancienne entreprise. Il contribuera fortement à relancer l'activité et l'innovation de la firme, et c'est en grande partie à lui qu'Apple doit le succès qu'elle connaît depuis lors.

Pour la petite anecdote, Jobs n'a jamais pardonné, et n'a jamais reparlé à Sculley.

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